Pourquoi les abeilles disparaissent ?

Depuis les années 90, on assiste à une disparition inquiétante du nombre d’abeilles dans les campagnes. D’où vient ce phénomène et pourquoi est-il inquiétant ?

L’importance des abeilles dans l’écosystème

L’abeille est un pollinisateur essentiel dans notre écosystème. Elle participe ainsi à la reproduction de 80% des espèces de plantes à fleurs. Sans abeilles, il y aura donc moins de fleurs, et donc moins de fruits, de légumes ou de fruits à coques, qui dépendent des insectes pollinisateurs pour se reproduire.

On dénombre dans le monde plus de 25 000 espèces d’abeilles sauvages. Mais l’abeille n’est pas le seul pollinisateur, il faut aussi compter sur les papillons, coléoptères, mouches et même quelques oiseaux (comme le colibri), reptiles et petits mammifères. Ce ne sont pas moins de 200 000 pollinisateurs au total qui assurent la survie et l’évolution des plantes.

Une disparition aux facteurs multiples

Un seul facteur n’explique pas à lui seul la disparition inquiétante des abeilles observée depuis de nombreuses années. Les facteurs sont multiples. Le premier, et le plus important sans doute, est l’utilisation des pesticides, qui provoquent la mort des insectes à haute dose, ou bien affectent leurs capacités cognitives à plus faible dose, les empêchant de retrouver le chemin de leur ruche, ce qui conduit à leur mort. Les pouvoirs publics ont interdit depuis 2018 l’usage de néonicotinoïdes sur les cultures mais le problème n’est pas réglé pour autant, d’autant que ces produits restent présents de nombreuses années dans la nature.

Comme si cela ne suffisait pas, les abeilles doivent également faire face à un nouveau danger : le frelon asiatique. Introduit accidentellement en France en 2004, ce dernier se nourrit en effet des abeilles, qu’il attaque, soit à la sortie de la ruche, soit directement sur la fleur, afin de dévorer son thorax, riche en protéines.

La simplification des paysages explique aussi en partie la disparition des abeilles. En effet, moins de biodiversité signifie moins de fleurs à butiner. La monoculture des champs, la raréfaction des fleurs des champs ou encore la tonte systématique des jardins ou l’entretien chimique du bord des routes participent à cette réduction dramatique de la biodiversité, pourtant indispensable pour ces pollinisateurs.

Des solutions pour sauver la biodiversité

L’interdiction de pesticides en développant des moyens alternatifs, l’arrêt de la tonte systématique des jardins, permettant à la nature de reprendre ses droits, la lutte contre le frelon asiatique, ou encore une diversification des cultures permettraient aux abeilles de pouvoir de nouveau butiner une multitudes de fleurs et ainsi participer à la pollinisation, facteur indispensable à la biodiversité.

L’info en plus : le miel que nous consommons est produit par les abeilles domestiques, qui vivent dans des ruches. Mais il existe aussi des abeilles solitaires, qui ne produisent pas de miel et vivent dans des nids spécialement aménagés : c’est les abeilles sauvages. Parcourant de courtes distances pendant de cours laps de temps, l’abeille sauvage est la championne de la pollinisation.

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